Une jeunesse nouvelle pour moraliser le paysage politique guinéen

Il est devenu une triste tradition politique en république de Guinée de se faire des croche-pieds, des coups bas, de se détruire à coup de mensonges et de repli identitaire, mais dans ce capharnaüm de fourberies, les parents pauvres restent les femmes et les jeunes. Concernant les jeunes dans la configuration des partis politiques leur sort est des plus pitoyables.

Dans la stratification des partis politiques, la place dévolue aux jeunes est insignifiante.
Les jeunes : chair à canon pour industries de crises :
Les jeunes ont certes l’avantage de l’âge et du nombre mais présentent un déficit d’expériences et de confiance en eux pour ne serait – ce tenter d’intégrer ou briguer une quelconque parcelle de pouvoir dans les instances de leurs formations politiques. Leur importance jusque-là se limite à jeter des pierres, piller les biens communs ou encore cramer des pneus à l’instigation d’apprentis sorciers politiques ou à vociférer dans les rues comme des singes enragés, offrant leurs torses aux sbires d’un pouvoir aux abois. Les jeunes valent mieux que ça et ils doivent le comprendre.

Les jeunes : identité remarquable qui s’ignore

Être jeune, c’est être plein de vie et de rêves et nourrir des projets, se battre pour les assouvir. Il est un crime d’être jeune et amorphe sans but et faire de son quotidien une éternelle orgie où le cœur et l’esprit se noient dans l’alcool et les très longues rasades de thé.
Les jeunes doivent oser reluquer le sommet tout en intégrant que les difficultés sont autant plus grandes et nombreuses que l’ambition l’est.

La jeunesse guinéenne est une force qui doit s’assumer pour être prise au sérieux, les partis politiques doivent reconnaître leur potentiel et leur donner les moyens de s’incruster, s’ancrer et pourquoi pas d’émerger.

Faire la politique autrement

Le changement est inéluctable, quel que soit le domaine pris en compte. L’ avènement des jeunes dans les partis, à des instances qu’ils n’osaient pas lorgner avant a l’avantage de ‘’moderniser’’ les idées et convictions traditionnelles, mais peut aussi permettre de créer une émulation positive, mais surtout de franchir l’habituelle animosité véhiculée par le fort taux de repli identitaire. Ce n’est pas un cadeau tombé du ciel, mais une exigence du soleil actuel.
Dans les partis politiques guinéens, quelle que soit leur obédience, il faut la culture du mérite plutôt que celle du nombre et de l’ethnie.

C’est le lieu de tirer le chapeau à des jeunes aux dents longues et à la vision éclairée comme Aliou Bah du Bloc Libéral BL, Younoussa Baldé et Fazaziou Baldé de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ou encore Domani Doré de la Guinée audacieuse pour le combat qu’ils mènent et qui est celui de tout une génération sans démagogie aucune.

Mais il revient aussi aux jeunes de comprendre que la réussite passe par deux préalables qui sont : l’éducation et la discipline et plus que tout de comprendre qu’il faut éviter ou sortir des griffes de la manipulation et de l’endoctrinement s’ils veulent voir le bout du tunnel.

 

OUSMANE TKILLAH TOUNKARA

 

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