« Toute femme victime de violences, ne voit pas son mal s’atténuer par une sanction de l’auteur »

A l’occasion de la journée internationale des femmes, les villageois 2.0 ont voulu mettre sous les projecteurs dame Bah Fatoumata Binta, comptable à l’Université Ahmadou DIENG campus de Labé.

Bonjour madame, je rappelle que vous êtes la comptable de l’Université Ahmadou DIENG Campus de Labé depuis 2015. Retracez-nous un peu votre parcours professionnel ?

FB : j’ai été diplômé en 2013, mais avant j’ai eu à faire des stages dans trois banques et dans une autre société (EDG). C’est en 2015 que j’ai commencé à travailler à Ahmadou DIENG où je suis jusqu’à maintenant.

V2.0 : quels sont les changements que vous avez mis en œuvre au sein de cette institution ?

FB : pas grand-chose puisque c’est la routine qui est là.

V2.0 : quelles sont vos aspirations futures ?

FB : je souhaiterai être « une grande entrepreneuse » dans le domaine agricole et installer une usine.

V2.0 : si vous étiez la présidente de la République quel est le privilège que vous alliez accorder aux femmes ?

FB : c’est d’abord dans le domaine de l’éducation, ensuite dans l’agriculture et en fin dans la sécurité.

V2.0 : vous êtes mariée et mère d’un enfant comment gérez-vous à la fois le foyer et le travail ?

FB : c’est très compliquer de gérer les deux à la fois, mais je parviens toujours à m’en sortir à travers une planification.

V2.0 : expliquer nous un peu cette planification ?

FB : chaque jour, je me réveille à 5 heures du matin pour faire mes petits travaux. À 7 heures, j’ai fini et j’envoie mon enfant chez ma sœur pour le lui confier jusqu’à qu’à mon retour du travail à 15 heures. Après, je repasse le reprendre et je prépare le plat du lendemain la soirée.

V2.0 : de nos jours, les femmes sont victimes de violences, selon vous qu’est ce qui peut expliquer cela ?

FB : moi, je peux dire que pour un début, c’est un manque de responsabilité de la part de l’Etat. Parce que toute femme qui est victime de violences, ne voit pas son mal s’atténuer par une sanction de l’auteur. Mais les femmes sont  aussi responsables, parce qu’une femme qui n’est pas responsable peut facilement s’exposer à ces violences dont on parle aujourd’hui.

V2.0 : quel est votre conseil à l’endroit de toutes les femmes ?

B : je veux dire aux femmes d’être prudentes, sérieuses, avoir un objectif voire des objectifs. Parce que de nos jours, plein de femmes sont sans objectifs.

Interview réalisée par Mamadou Bah

 

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