Labé doit avoir un maire capable de veiller à l’application des lois et règles édictées

La commission électorale nationale indépendante (CENI) avait au cours d’un atelier de planification des opérations électorales tenu le 25 septembre 2017, annoncé que les élections communales se tiendraient dimanche 04 février 2018. Suite à cette annonce, plusieurs candidatures (indépendante & politique) ont été enregistrées. Selon l’institution de régulation des élections en République de Guinée, vingt-neuf mille cinq cent cinquante-quatre candidatures ont été validées.

Le blogueur Thierno Amadou Oury Dieng a, quant à lui, décidé de sonder l’avis d’une frange des jeunes de la commune urbaine de Labé sur la question. Contrairement à d’autres pays de la sous-région, de son constat personnel, la jeunesse guinéenne a désespérément démissionné de la Vraie vie politique du pays. Et à l’aune de son propre regard, peu sont ceux qui s’y investissent corps et âme. À l’approche des élections communales, les jeunes devraient être encore bien actifs et se faire associer aux instances de décision. Car, pense-t-il que d’aucuns pourront placer l’argument du ‘’galvaudage ‘’ de la jeunesse.

Son style au jeune Dieng, s’exprimer à la première personne pas pour un quelconque égoïsme, mais pour marquer une proximité avec ses pairs qu’il a touchés de façon directe et personnelle . Sa décision d’interroger certains jeunes, comme Abdoulaye Diallo, élève qui lui a signifié que : « Ces élections constituent un tournant dans la marche vers la démocratie pour notre pays. En tant que jeune, je voudrais vraiment constater une grande invasion des candidatures de la jeunesse. Quand vous prenez la commune urbaine de Labé et vous examinez son cas en profondeur vous, vous rendrez compte qu’elle nécessite beaucoup des choses et beaucoup de redressement dans plusieurs domaines. »

Quand je pars au marché central de Labé, je vois le désordre généralisé qui nous malmène. Je me rappelle de la propagande orchestrée de longs mois durant par cette délégation spéciale (forclose) imposée au forceps des accords entre les grands blocs politiques de notre pays en octobre 2015. Elle nous parlait de profondes réformes, mais sur le terrain rien de concret. Le cas des boulangers est assez illustratif. Il se vend dans un endroit insalubre et dégoutant. Toutes les résolutions de départ ont échoué et tout le monde en est témoin.

Si je prends la circulation au centre-ville, elle est presque impossible. L’incivisme bat son plein. Les vendeuses ont fait des ruelles des centres commerciaux qui ne laissent aucun passage piéton. Labé doit avoir un maire capable tout simplement de veille à l’application des lois et règles édictées.

Dans les propos de mon amie Mariama Diouldé Diallo, j’ai constaté beaucoup de « SI ». Discours très hypothétique qui laisse transparaître des hésitations et surtout de résignation à la mode de chez nous, à la Guinéenne comme dirait Djani Alpha. Elle argue que : « Si j’avais à voter pour un candidat, n’importe lequel bord d’où il proviendrait, ce serait d’abord un intellectuel. Pas trop dans le gouffre de la politique. C’est à dire qui ne bavarde pas trop et qui préfère agir dans le sens positif et qui connait l’éthique. »

Je vous rappelle juste que les dernières élections locales en Guinée se sont déroulées dans les 2005. C’est-à-dire, sous le règne du feu Général Lansana Conté. Le scrutin suivant qui aurait pu se tenir en 2013, a été sans cesse reporté respectivement : en 2014, en 2015, en 2016, en 2017 !


Si vous voulez   raconter en textes et en images les préparatifs, les attentes et tant d’autres choses autour des élections communales dans vos localités respectives,  utilisez ces deux adresses emails   contact@lesvillageois.org et lesvillageois2.0@gmail.com pour nous faire parvenir vos éléments et sans oublier le hashtag #VlogCommunal sur les réseaux sociaux.

 

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